ACADEMIE DU MORVAN

Bulletin n°48

Lilane PINARD

Supertitions en Morvan et en Autunois au XIX siècle

 

 

Commander le bulletin | Retour à la liste des bulletins |

Retour à la page d'accueil

Présentation du bulletin

La sorcellerie et les superstitions ont fait l'objet d'un grand nombre d'études ou d'enquêtes; à l'orée du XXlème s., elles suscitent toujours l'intérêt des chercheurs et du grand public. Parmi les synthèses historiques contemporaines, citons par exemple celle de Bechtel sur les Chasses aux sorcières 1; pour le grand public, des expositions comme celle de Chapdes-Beautort~ en Auvergne, à l'été 1998, sur le thème Sorcellerie, croyances~ superstitions. Il y a un musée de la sorcellerie à Blancafort, près de Concressault, aux confins du Berry et de l'Orléanais

C'est que sorcellerie et superstitions~ combattues, réprimées, tolérées ou méprisées, selon des environnements historiques précis, fascinent, mais exigent aussi une approche rigoureuse, sous peine de verser dans les jugements de valeur et les condamnations qui furent souvent leur lot jusqu'au XXème s., ou de les réduire à un simple folklore. Phénomène de très longue durée, pluricentenaire~ et même plus que millénaire, les superstitions sont aussi dans la contingence historique, même si leur chronologie ou leur datation est large, voire absente. A cet égard, la seconde moitié du XIXème s. - et la Belle Epoque qui précède la Grande Guerre présentent un intérêt particulier alors se produit le contact entre le très antique paganisme rural et les sciences (par exemple la médecine pastorienne) et techniques (par exemple l'automobile) qui se diffusent dans un Morvan ouvert aux influences urbaines. C'est aussi le face à face de deux cultures, qui transcende ou estompe les clivages idéologiques de la Belle Epoque.